- 14 mai
Les gens ne s'imaginent généralement pas la vie que j'ai eue
- Élodie AURA
- Lettres à l’Être - Newsletters
L'enfant que j'étais a développé un système de survie basé sur la dissociation massive .
Ne pas ressentir, ne pas exister et disparaître intérieurement pour rester en vie. Je m'excusais d'exister et mon désir profond n'était pas de vivre autrement, mais de cesser d'être là . Je n'étais pas en capacité de me sentir autrement que comme ma mère me voyait : de trop.
Elle m'attaquait sur mes capacités intellectuelles et sur mon physique. Pendant mon adolescence, elle s'est montrée en plus très jalouse de mes petits amis et du regard des hommes.
J'ai fait une première tentative de sui ©️ idée à l'âge de 10 ans , puis une autre à 15 ans . Ces passages à l'acte n'étaient pas des appels, mais une tentative de sortie face à une impasse psychique totale.
Je garde des souvenirs très fragmentés de mon enfance. L'amnésie est massive.
De nombreuses fois enfermées dans la salle de bain, assise sur le rebord de la baignoire, face à un grand miroir.
Je me regardais sans être capable de me reconnaître dans ce reflet. Ce visage de poupée ne représentait nullement la petite fille brisée dans le figement et la soumission totale. Une dissociation extrême que j'étais bien incapable de comprendre.
Pour ceux qui ont la réf si vous avez vu le film Gone Girl, je vous présente ma mère 😉
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Vous l'aurez compris j'ai grandi dans un environnement familial profondément pathogène
Ma mère présentait un fonctionnement de type manipulation perverse narcissique . Froideur, contrôle, jalousie, mensonge, retour de la réalité, instrumentalisation des autres, absence totale d'empathie. Elle organisait l'environnement selon ses besoins psychiques, au détriment absolu de ceux de l'enfant. La relation mère-fille était marquée par l'emprise, l'humiliation, la peur, et une négation constante de mon existence subjective.
Mon père était totalement absent de mon paysage familial. Il n'a jamais occupé de fonction paternelle. Cette absence a renforcé l'isolement et l'exposition directe à la violence maternelle
Mon premier beau père s'est pendu dans le garage de notre maison , pendant que nous étions présents. Un traumatisme massif, précoce, 7 ans, venant inscrire la mort, la sidération et l'effondrement psychique au cœur du foyer. La scène n'a jamais été élaborée émotionnellement dans la famille. Elle s'est figée dans le silence. Et à contribuer à l'effondrement plus profond de ma mère lui donnant une posture de victime qu'il fallait sauver.
Le second beau-père exerce une violence physique extrême sur moi. Ces violences étaient orchestrées par ma mère , car lui aussi était sous son prise. Après une fugue à 15 ans, j'ai porté plainte contre lui (ce qui m'a valut énormément de reproche et de culpabilisation).
Ma mère a eu de longues périodes dépressives de plusieurs années, des menaces au sui©️ide répétées avec des phrases de type : tout est de ta faute Elodie, je vais me foutre en l'air comme ça vous n'aurai plus à me supporter, ou encore de nombreuses crises où elle part de la maison en hurlant : je vais me sui@ider, et ne reviens pas pendant des heures. Elle a également effectué plusieurs séjours en hôpital psychiatrique.
Dans ma famille, les passages à l'acte suivant ont été nombreux.
L'instabilité, le désespoir et la souffrance faisaient partie du paysage psychique ordinaire.
À 18 ans, j'ai été hébergée par une copine de classe, devenue une de mes précieuses amies par la suite. Sans elle et ses parents j'étais à la rue.
Je suis arrivée chez elle et ses parents pour dormir une nuit au début de l'année de terminale et ma mère m'a dit par téléphone de ne plus rentrer. J'ai raccroché, j'avais face à moi les parents de mon amie que je voyais pour la première fois de ma vie. J'avais une culotte et mon carton. Cette famille m'a sauvé la vie.
Je ne peux pas expliquer ce que c'est que de découvrir le monde, la VIE, des êtres qui relationnent et s'expriment à 18 ans. Un monde dont j'ignorais totalement l'existence.
Cette expérience m'a sauvée. J'ai commencé une longue dé construction du schéma familial et une longue reconstruction psychique. C'est comme sortir d'une prison dans laquelle j'avais été modelée pendant 18 ans.
Depuis que je me suis échappée de l'environnement dans lequel j'ai grandi je n'ai jamais arrêté de tout observateur autour de moi comme si je devais apprendre de nouveaux codes sur les êtres humains.
La sortie de l'environnement familial n'a pas mis fin aux effets psychiques du traumatisme. Elle a déplacé leur expression.
À l'âge adulte, les répétitions se sont installées sous d'autres formes. Relations affectives instables ou dysfonctionnelles, je vous passe les petits amis hautement toxiques.. Difficulté à trouver une sécurité intérieure durable. États dépressifs. Les addictions, notamment à l'alcool, dans ces années sortie de l'adolescence, utilisées comme tentative de régulation émotionnelle.
Le corps, l'inconscient et les mémoires archaïques continuaient d'agir en arrière-plan, en dehors du champ de ma volonté.
La naissance de ma fille a marqué une fracture intérieure majeure.
Pour la première fois de ma vie, je faisais l'expérience d'un lien d'attachement aimant, instinctif, protecteur. À travers elle, j'ai vécu un effondrement complet de mon personnage de survie.
Jusque-là, j'avais construit une personnalité extrêmement solide, de la femme forte et sur indépendante sans me douter une seconde que je ne l'étais pas du tout en réalité. L'effondrement de cette carapace a été extrêmement violent. Comme si toute la dissociation accumulée depuis l'enfance revenait brutalement à la conscience.
Je ne découvre pas seulement ma fille. Je découvre la véritable Élodie, enfouie sous des années de figement, d'hyperadaptation et de survie psychique. La sensibilité immense que je découvre chez elle et chez moi à ce moment là, je la vivais comme un fardeau.
Puis est arrivée la grossesse de mon fils 2 ans plus tard.
Pendant cette période, j'ai reçu des enseignements d'une intensité impossible à expliquer rationnellement. Je ne croyais pas en quoi que ce soit de spirituel et j'étais plus du genre à écouter ma très chère grand mère qui disait, quand on meurt il n'y a plus rien. Juste les vers qui te grignotent.
Le nom de Dolores Cannon * est arrivé à moi alors que je ne connaissais absolument rien à son travail. J'ai commencé à lire Les Trois Vagues de Volontaires. C'était comme lire des savoirs que je savais déjà et que je ne pouvais plus ignorer.
Une évidence immense s'est imposée : je savais que je ne pouvais plus faire autre chose de ma vie que d'accompagner l'être humain dans ces espaces de conscience.
*Dolores Cannon : créatrice de la Technique d'Hypnose de Guérison Quantique (QHHT - Quantum Healing Hypnose Technique)
S'en sont suivies mes propres expériences en hypnose régressive quantique.
Et là, toutes les frontières intérieures se sont ouvertes. C'est comme découvrir une pièce immense en soi dont on ignorerait totalement l'existence. Un espace infini de mémoire, de compréhension, de perception et de conscience. Comme si certaines connaissances avaient toujours été là, silencieuses, en attente d'un réveil.
Je me suis alors formé à la méthode QHHT de Dolores Cannon , jusqu'au niveau 2 le plus élevé en France. En même temps au Reiki Usui jusqu'au niveau de maître enseignant.
J'ai ouvert mon cabinet et commencé à accompagner mes premiers consultants, en énergétique et en hypnose.
Très rapidement, j'ai été confronté à des personnes portant des traumatismes profonds, des états dissociatifs complexes, des blessures d'attachement massives. Et j'ai ressenti la nécessité absolue d'inscrire ma pratique dans une compréhension rigoureuse du psychotrauma et du système nerveux.
Je me suis formé à la Somatic Experiencing de Peter Levine, à la théorie polyvagale de Stephen Porges, à la psychogénéalogie avec Maria Dolores-Sanches puis aux neurosciences chez l'Arche.
J'avais besoin de comprendre l'être humain dans toutes ses dimensions : le corps, le système nerveux, les mémoires traumatiques, les mécanismes d'attachement, les états modifiés de conscience, les mémoires archaïques, transgénérationnelles et la dimension profondément multidimensionnelle de l'être.
Parce qu'un accompagnement thérapeutique profond nécessite pour moi une immense éthique relationnelle et un espace de sécurité intérieure réelle.
Au fil des centaines de séances guidées, quelque chose d'autre s'est également révélé dans ma pratique. Dans ces états modifiés de conscience, je me laisse aujourd'hui traverser par des processus de soin qui me dépassent totalement.
Comme si certaines guérisons émergeaient naturellement à travers moi. D'une façon fluide, évidente.
Et malgré toutes les formations, tout ce que j'ai appris, étudié, expérimenté, ce métier continue de me fasciner. Je suis bouleversée par la justice de ce qui émerge dans les mémoires, les corps, les régressions, les compréhensions et les processus de guérison.
C'est aussi pour cela qu'est née l'École Aura.
Je ne cherche pas à créer des copies de moi-même. Je souhaite transmettre une manière d'accompagner profondément humaine, sécuritaire, éthique et consciencieuse. Une façon de travailler où les outils thérapeutiques rencontrent la singularité de l'être. Où chaque futur thérapeute apprend progressivement à faire confiance à sa propre voix, à sa propre sensibilité, aux enseignements de son propre vécu.
Parce que derrière chaque blessure traversée se cache une immense capacité à comprendre, ressentir et accompagner l'autre.
Mon histoire de vie évidemment singulière est tout aussi enseignante que toutes les formations que j'ai pu faire - et il en est de même pour vous. Car c'est comme cela que nous apprenons, que nous élevons notre conscience, par l'expérience même de la vie.
La plupart des personnes ne sont pas devenues thérapeutes malgré leur histoire.
Elles le sont devenues grâce à elle.
Si vous vous sentez appelé par cette voie, c'est le moment de vous inscrire à la formation qui débute en septembre.
Au cours des 3 semaines de formation, vous travaillerez sur votre propre guérison tout en apprenant pour faciliter la transformation des autres.
Les dates : du 14 au 18 septembre 2026 - du 12 au 16 octobre 2026 - du 9 au 13 novembre 2026
Le lieu : Le Pavillon Vert à 20 minutes d'Avignon et de la gare TGV - Vaucluse 84
Pendant 3 x 5 jours, vous évoluez au sein d'un petit groupe dans un écrin de nature en Provence, un lieu ressource dédié au bien-être, à la spiritualité et à l'exploration intérieure.
Notre salle est la MamaLodge, un cocon baigné de lumière naturelle pensé pour favoriser la présence, la concentration, les états de conscience profonds et les transformations.
Hébergements disponibles sur place, chambres d'hôtes, gîte et insolite au choix ou aux alentours.
Si cette voie vous parle, c'est le moment de faire confiance à votre élan.
Vous pouvez consulter le programme et vous inscrire ici : Pour en savoir plus, cliquez ici
Pour toutes les questions et les infos supplémentaires envoyez-moi un message au 06 51 32 10 37
De tout coeur,
Élodie Aura
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Une porte ouverte sur la conscience, la résilience et la magie de l'être.
À travers ces lettres, je vous partage ce qui me traverse, m'inspire et ce que j'apprends sur le chemin de la guérison, de la résilience et de la reconnexion à Soi. Des réflexions sur les blessures de l'âme et leur libération. Avec tout mon amour ✨